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Abbaye de Tamié

Immaculée Conception

Homélie de Frère Gaël
vierge assomption

Fête de Marie en son Immaculée Conception


Aujourd’hui, dans le monde entier, s’ouvre - comme vous le savez - le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, une Année Sainte voulue par le pape François.

A Rome, dans les cathédrales et les sanctuaires des diocèses de l’Église catholique, seront ouvertes des Portes Saintes, des Portes de Miséricorde, par lesquelles beaucoup pourront passer… démarche personnelle qui permet d’obtenir le pardon et l’indulgence de Dieu.

Ces portes nous renvoient toutes à Celui qui a dit : « Je suis la Porte ».

Par ses paroles, ses gestes, et toute sa vie… jusqu’au sommet de la Croix, Jésus a montré qu’il était la Porte de la miséricorde pour tout homme, depuis le premier. Adam, nous venons de l’entendre, a « pris peur » devant Dieu, et il s’est enfui : il n’est pas passé par la porte, mais par la fenêtre, comme un voleur. Le bon larron, lui, sur la croix, a franchi la porte de la miséricorde.

>> Et nous, frères et sœurs, reconnaissons-nous la porte de la Miséricorde … Est-ce que nous la franchissons ?

Les chants de l’office de Laudes et les lectures de cette messe de l’Immaculée Conception nous y ont invités de diverses manières :

- Par exemple, l’antienne de Zacharie, en écho à la 1ère lecture (Protévangile), annonce que la Femme « écrase de son pied la tête de l’antique serpent. »

Cette Bonne Nouvelle des origines, d’une victoire de la Femme sur le Serpent, du bien… sur le mal dans lequel l’humanité est plongée… est pour nous source d’une grande espérance.

- Cette victoire, l’Évangile nous la montre réalisée en Marie, ‘Comblée de grâce’, sans la moindre trace de péché. Elle tient sa Conception immaculée de son Fils, Porte de la miséricorde, avant même de l’avoir enfanté. Quel mystère… l’antienne mariale du temps de l’Avent que nous avons chanté l’évoque :

Le sang du Christ la rachète, mais elle en est la source.

- Cette victoire du Christ réalisée en Marie se réalisera aussi pour nous, pécheurs, comme l’affirme la 2de lecture (Ep 1) :

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ !

(…) Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et immaculés devant lui dans l’amour.

A travers la fête de l’Immaculée conception, nous percevons plus clairement que seul le Christ est pour tout homme la porte de la miséricorde qui conduit au Père des miséricordes.

Jésus Christ nous invite à devenir nous-mêmes portes de miséricorde, en posant des gestes de miséricorde. Le pape précise même : des « gestes de tendresse ». C’est ce que nous rappelait hier soir notre père Abbé. C’est ce que nous sommes appelés à faire tout au long de cette année de la Miséricorde. Pour vivre cela, nous pouvons nous confier à Marie, Mater misericordiae, « Mère de Miséricorde » comme nous le chantons chaque soir lors du Salve Regina. Bonne année de la Miséricorde !