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Abbaye de Tamié
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Billet du jour, jeudi 18 mai

Jn 15, 9-11

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »

 

L’entretien de Jésus avec ses disciples a commencé en évoquant la figure de l’envoyé qui n’est pas plus grand que celui qui l’envoie. Maintenant, Jésus parle de demeurer. Être envoyé et demeurer, tout au long de son évangile, Jean emploie ces deux expressions en alternance.

Au risque de la contradiction entre ces deux figures de mouvement et d’immobilité.

Mais, justement, le chemin de Jésus affronte la contradiction comme le risque qu’on n’évite pas si facilement. Ces intransigeances puritaines par lesquelles nous prétendons éviter tout mélange nous exposent à un risque plus grave parce que moins apparent : l’insignifiance.

Le portrait que Jean nous donne de Jésus est plein de ces contrastes entre une grande détermination et une totale disponibilité à son Père, entre une souveraine autorité et l'abandon à la volonté d'un autre. Cela dit une force de renouvellement dans le monde sclérosé qu'il parcourt.