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Abbaye de Tamié
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Billet du jour, jeudi 19 octobre

Lc 11, 47-54

Un docteur de la Loi prit la parole et lui dit : « Maître, en parlant ainsi, tu nous insultes. » Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.

C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; parmi eux, ils en tueront et en persécuteront. Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde, depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui a péri entre l’autel et le sanctuaire.

Oui, je vous le déclare : on en demandera compte à cette génération.

Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés. »

Quand Jésus fut sorti de la maison, les scribes et les pharisiens commencèrent à s’acharner contre lui et à le harceler de questions ; ils lui tendaient des pièges pour traquer la moindre de ses paroles.

 

 

Notre envie permanente : avoir la conscience tranquille en passant pour des gens saints et pieux sur le dos des autres, ces affreux mécréants criminels qui ne nous ressemblent pas.

Jésus nous met plutôt devant la réalité : aucun d’entre nous n’est innocent du sang répandu sur cette terre. La conduite des scribes et pharisiens qui se mettent en chasse le démontre au moment même où ils protestent de leur bonne foi.

Mais Jésus va son chemin : pas un chemin de mépris, se détournant de cette humanité hypocrite mais un chemin de paix ; offrant son amour et sa guérison, parce que si nous ne sommes jamais tout à fait indemnes de faute, nous ne portons qu’une part limitée de la charge. Autant la déposer pour être libres.