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Abbaye de Tamié
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Billet du jour, jeudi 1er juin

Jn 17, 20-26

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, les yeux levés au ciel, il priait ainsi : « Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.

Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.

Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes un : moi en eux, et toi en moi.

Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.

Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »

 

 

L’unité des hommes est un vieux rêve. L’affaire de Babel en témoigne.

Mais l’unité ne peut manquer d’être mise en cause par notre diversité, chacun tirant dans son sens. Et depuis les origines du monde, le même scénario se répète.

Seule l’attention à l’Esprit peut nous éviter de succomber à deux tentations : la première, penser que nous avons les moyens d’assurer cette unité des hommes ; la deuxième, désespérer de sa réalisation.

Mais dans l’Esprit, l’unité peut s’établir puisque le Christ lui-même le demande.