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Abbaye de Tamié

Billet du jour, jeudi 27 septembre

Qo 1, 2-11

Vanité des vanités disait Qohèleth. Vanité des vanités, tout est vanité !

Quel profit l’homme retire-t-il de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ?

Une génération s’en va, une génération s’en vient, et la terre subsiste toujours.

Le soleil se lève, le soleil se couche ; il se hâte de retourner à sa place, et de nouveau il se lèvera.

Le vent part vers le sud, il tourne vers le nord ; il tourne et il tourne, et recommence à tournoyer.

Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est pas remplie ; dans le sens où vont les fleuves, les fleuves continuent de couler.

Tout discours est fatigant, on ne peut jamais tout dire. L’œil n’a jamais fini de voir, ni l’oreille d’entendre.

Ce qui a existé, c’est cela qui existera ; ce qui s’est fait, c’est cela qui se fera ; rien de nouveau sous le soleil.

Y a-t-il une seule chose dont on dise : « Voilà enfin du nouveau ! » – Non, cela existait déjà dans les siècles passés.

Mais, il ne reste pas de souvenir d’autrefois ; de même, les événements futurs ne laisseront pas de souvenir après eux.

 

 

Le ton désabusé de cette ouverture du livre de Qohelet est si célèbre que tout le monde le connaît .

Il n’est pas difficile de souscrire au constat des faits relatés ici, ils faisaient déjà l’objet des réflexions des philosophes antiques pour lesquels, en fait, nous autres pauvres humains n’étions jamais que des agrégats provisoires bientôt effacés.

Faire écho à de telles convictions, c’est inviter à l’humilité, inviter au souvenir de notre finitude. Le monde ne nous attendait pas et aurait très bien pu se passer de nous. Mais nous sommes là, par miracle, et il faut accueillir la vie comme un miracle, un improbable devenu réalité.