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Abbaye de Tamié
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Billet du jour, jeudi 28 septembre

Lc 9, 7-9

Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser.

En effet, certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts. D’autres disaient : « C’est le prophète Élie qui est apparu. » D’autres encore : « C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. » Quant à Hérode, il disait : « Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » Et il cherchait à le voir.

 

 

Hérode est un homme de pouvoir.

Comme tous les hommes de pouvoir, il craint la concurrence, et même, évidemment, celle d’un personnage qui frappe les foules, et il utilise les moyens que lui offre sa position : il peut se débarrasser d’un gêneur, il l’a fait pour Jean-Baptiste.

Il est seulement en train de découvrir que ce jeu-là est sans fin : chaque fois qu’un gêneur disparaît, un autre est susceptible de le remplacer dans le même rôle.

Dans cette logique d’élimination, il lui est donc impossible d’entrer dans ce qui fait, au contraire, le cœur du ministère de Jésus, la proclamation d’un temps de grâce offert à tous.

Les deux se suivront de loin en loin jusqu’au dernier jour où Hérode se mettra d’accord avec Pilate pour se débarrasser de Jésus.

Mais il n’aura fait que le jeu du prisonnier enfermé dans sa roue et condamné à tourner sans cesse à l’intérieur sans jamais voir le jour. La question « qui est-il cet homme ? » qu’il se pose avec pertinence ne trouvera pas sa réponse… et s’il l’avait trouvée, tout aurait changé pour lui.