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Abbaye de Tamié
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Billet du jour, jeudi 8 novembre

Ph 3, 3-8a

C’est nous qui sommes les vrais circoncis, nous qui rendons notre culte par l’Esprit de Dieu, nous qui mettons notre fierté dans le Christ Jésus et qui ne plaçons pas notre confiance dans ce qui est charnel.

J’aurais pourtant, moi aussi, des raisons de placer ma confiance dans la chair. Si un autre pense avoir des raisons de le faire, moi, j’en ai bien davantage : circoncis à huit jours, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu, fils d’Hébreux ; pour l’observance de la loi de Moïse, j’étais pharisien ; pour ce qui est du zèle, j’étais persécuteur de l’Église ; pour la justice que donne la Loi, j’étais devenu irréprochable.

Mais tous ces avantages que j’avais, je les ai considérés, à cause du Christ, comme une perte. Oui, je considère tout cela comme une perte à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.

 

 

 

 

Surprise : ici, placer sa confiance dans la chair, ce n’est pas user de la chair, pour s’en satisfaire mais avoir confiance en sa propre vertu.

Le chemin qu’évoque Paul consiste plutôt à tout attendre de Dieu au moment-même où l’on investit toute sa force dans l’amour de sa volonté.

Vivre la confiance plutôt que s’appuyer sur sa propre discipline.

Pour cela, il faut avoir reconnu le Christ et accepté de tout perdre pour lui.

Pour Paul qui n’a plus rien à lui, même pas sa réputation, grillée aussi bien chez ses anciens compagnons pharisiens que chez les chrétiens qui le trouvent parfois pénible ou scandaleux par son audace, ce n’est pas une figure de style.