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Abbaye de Tamié
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Billet du jour, jeudi 9 février

Mc 7, 24-30

En partant de là, Jésus se rendit dans le territoire de Tyr.

Il était entré dans une maison, et il ne voulait pas qu’on le sache. Mais il ne put rester inaperçu : une femme entendit aussitôt parler de lui ; elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ; elle vint se jeter à ses pieds.

Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille.

Il lui disait : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Mais elle lui répliqua : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » Alors il lui dit : « À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. »

Elle rentra à la maison, et elle trouva l’enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d’elle.

 

L’alliance de Dieu a été conclue avec Abraham et sa descendance.

Jésus ne se situe pas en dehors de ce cadre, il n’est pas un préposé aux gestes spectaculaire.

Mais il transpose sa fidélité sur un registre inattendu : un pain rompu.

La femme ne demande pas à en être bénéficiaire autrement qu’en recevant ce dont ni les enfants ni leurs parents ne peuvent profiter.

Elle aussi bénéficie de ce pain.

Voilà qui interroge la façon dont nous recevons ou ne recevons pas le pain de l’alliance, notre façon de nous considérer comme des ayant-droits, et notre façon de croire ou non que Dieu peut faire pour nous les mêmes merveilles que pour les autres puisqu’il est bon.