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Abbaye de Tamié
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Billet du jour, lundi 15 janvier

Mc 2, 18-22

Comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vient demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »

Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin nouveau, outres neuves. »

 

 

 

 

Les religions ont souvent permis de pratiquer une politique de négociation calculatrice face aux divinités.

Conscients d’une petitesse sinon devant un Créateur – comme les juifs – au moins face à l’environnement extérieur les hommes veulent mettre ceux qui pourraient en être les souverains de leur côté.

C’est une des sources de pratiques sacrificielles et pénitentielles qui ne sont plus guère de saison à une époque où nous sommes convaincus d’être des dominateurs irrésistibles aux droits illimités.

Les grecs, quant à eux, espéraient dominer leurs pulsions par l’ascèse pour devenir, enfin, maîtres d’eux-mêmes, le seul empire sur lequel ils pensaient pouvoir régner sans partage.

Jésus n’est ni d’un côté ni de l’autre, il nous invite à une fête de noces sans pour autant nous laisser oublier que notre terre n’est pas toujours prête à se réjouir.