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Abbaye de Tamié
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Billet du jour, lundi 1er mai

Jn 6, 22-29

Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque, et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui.

Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce.

Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.

L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »

Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

 

Le ton et les paroles de Jésus sont provocants mais dans ce contexte de Pâques la traversée des eaux suivie d’une poursuite a quelque chose de troublant : les auditeurs de Jésus seraient-ils dans le rôle de Pharaon et de ses hommes ?

La distribution des rôles a, de fait, quelque chose d’ambigu.

Et Jésus indique la clef du discernement : il faut croire. Implicitement, le risque, c’est celui de la mort. Mais de quoi meurt-on dans ce cas ? D’être emporté par les vagues de ce qui n’a pas de forme, pas de consistance mais qui étouffe.