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Abbaye de Tamié
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Billet du jour, lundi 21 mai

Jc 3, 13-18

Quelqu’un, parmi vous, a-t-il la sagesse et le savoir ? Qu’il montre par sa vie exemplaire que la douceur de la sagesse inspire ses actes. Mais si vous avez dans le cœur la jalousie amère et l’esprit de rivalité, ne vous en vantez pas, ne mentez pas, n’allez pas contre la vérité. Cette prétendue sagesse ne vient pas d’en haut ; au contraire, elle est terrestre, purement humaine, démoniaque. Car la jalousie et les rivalités mènent au désordre et à toutes sortes d’actions malfaisantes. Au contraire, la sagesse qui vient d’en haut est d’abord pure, puis pacifique, bienveillante, conciliante, pleine de miséricorde et féconde en bons fruits, sans parti pris, sans hypocrisie. C’est dans la paix qu’est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de la paix.

 

 

Après le temps pascal entièrement polarisé par l’annonce de la mort et de la résurrection du Christ, nous retrouvons cette lettre de Jacques et ses injonctions morales.

Elles déplaisaient à Luther qui parlait d’une épître de paille : à ses yeux la préoccupation morale risquait de faire perdre de vue la gratuité du salut offert quel que soit le mérite des hommes.

De fait, il est clair que le salut n’est pas la récompense d’une bonne conduite. Mais comment nier que la façon dont nous accueillons le salut se traduit dans notre capacité à concrétiser le choix de la vie dans des conduites. Elles traduisent la foi.

Nous sommes ici au plein milieu du paradoxe : ce qui est donné gratuitement appelle un consentement en actes. Mais ces actes ne valent que d’être l’expression de la grâce reçue. C’est justement ce que nous redit Jacques ici en distinguant sagesse et sagesse : celle qui vient de Dieu est douce. Elle est le signe d’une présence bienveillante en qui se confier. Voilà le point vraiment important.