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Abbaye de Tamié

Billet du jour, lundi 9 juillet

Os 2, 12-22

Mon épouse infidèle, je vais la séduire, je vais l’entraîner jusqu’au désert, et je lui parlerai cœur à cœur. Et là, je lui rendrai ses vignobles, et je ferai du Val d’Akor (c’est-à-dire « de la Déroute ») la porte de l’Espérance. Là, elle me répondra comme au temps de sa jeunesse, au jour où elle est sortie du pays d’Égypte.

En ce jour-là – oracle du Seigneur –, voici ce qui arrivera : Tu m’appelleras : « Mon époux » et non plus : « Mon Baal » (c’est-à-dire « mon maître »). J’éloignerai de ses lèvres les noms des Baals, on ne prononcera plus leurs noms.

En ce jour-là je conclurai à leur profit une alliance avec les bêtes sauvages, avec les oiseaux du ciel et les bestioles de la terre ; l’arc, l’épée et la guerre, je les briserai pour en délivrer le pays ; et ses habitants, je les ferai reposer en sécurité.

Je ferai de toi mon épouse pour toujours, je ferai de toi mon épouse dans la justice et le droit, dans la fidélité et la tendresse ; je ferai de toi mon épouse dans la loyauté, et tu connaîtras le Seigneur.

 

 

 

Le livre d’Osée raconte l’amour insensé d’un homme pour une femme qui – dit-on dans le texte – se livre à la prostitution.

Le mot sert souvent de métaphore pour parler de l’idolâtrie et ici la métaphore est explicite.

Encore une fois cela en dit long sur la compréhension – conjugale – qu’Israël a de ses relations avec Dieu. Ni soumission, ni révérence terrifiée devant un maître aux décisions arbitraires mais un lien qui suppose des exigences réciproques.