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Abbaye de Tamié

Billet du jour, mardi 10 avril

 

Ac 4, 32-37

La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun. C’est avec une grande puissance que les Apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et une grâce abondante reposait sur eux tous. Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence, car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons les vendaient, et ils apportaient le montant de la vente pour le déposer aux pieds des Apôtres ; puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun. Il y avait un lévite originaire de Chypre, Joseph, surnommé Barnabé par les Apôtres, ce qui se traduit : « homme du réconfort ». Il vendit un champ qu’il possédait et en apporta l’argent qu’il déposa aux pieds des Apôtres.

 

 

Le tableau est idyllique et a fait rêver des générations de réformateurs qui aspiraient toujours à retrouver cette belle unanimité. On sait bien que nos harmonies communautaires sont plus laborieuses, plus incertaines, sans cesse menacées.

Luc ne nous propose pas d’idéaliser mais nous invite à croire à l’effet de la Résurrection sur nos relations : nous n’avons plus à craindre de nous perdre dans le hallier de nos méfiances. Le fils ressuscité restaure en nous ce qui se divise et se déchire.

Il restera encore du travail aux raccommodeurs de relations, aux réparateurs de liens, aux consolateurs. Qu’ils ne craignent pas la chômage ! Mais que personne ne croie non plus être abandonné à des forces trop puissantes pour lui.

Dans la communauté, chacun peut trouver sa place. Cela relève de la foi. Pas du simple constat.