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Abbaye de Tamié
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Billet du jour, mardi 12 septembre

Lc 6, 12-19


En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu.
Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres : Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître.
Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon.
Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé.
Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.

 


Le texte que nous venons de lire se place juste après celui d’hier, il y était question, à nouveau, de controverse après une guérison le jour du sabbat.
Depuis que Jésus a commencé à prêcher, il a beaucoup fréquenté les synagogues et ces visites sont devenues de plus en plus éprouvantes. Il est accueilli soit par des démons qui veulent proclamer des choses qu’on ne leur a pas demandé d’annoncer ou par des gens intransigeants qui, eux, savent ce qui est bien et ce qui ne l’est pas.
Leur point commun, c’est qu’ils croient savoir, ce qui les empêche de comprendre ce qu’est l’année de grâce que Jésus est venue annoncer.
Est-ce que le succès rencontré avec les guérisons est préférable ?
En tout cas, aujourd’hui, Jésus gravit une montagne, et Dieu sait si le geste est lourd d’évocation. Entre la montagne du sacrifice où Abraham est venu offrir son fils, celle où Moïse et Élie sont venus rencontrer Dieu, bien des tournants de l’histoire d’Israël ont eu lieu sur des montagnes.
Et aujourd’hui, il y a ce tournant : Jésus choisit des hommes. Malgré tous les ennuis qu’il a essuyés, il n’est toujours pas dégoûté de l’humanité.
Voilà donc douze hommes dont nous ne savons rien, que nous apprendrons à connaître au fil du temps. En tout cas, eux veulent faire confiance à Jésus. Et avec eux quelque chose de neuf va commencer. Enfin, une fraction de l’humanité se laisse inviter.

Luc ne nous dit pas ce qu’ils doivent devenir, en dehors du fait qu’ils sont appelés les envoyés. Mais il nous dit l’essentiel : c’est le fils, ouvert à son Père dans la prière qui les a choisis.
Nous-mêmes nous pourrons peut-être y comprendre un petit quelque chose, si nous voulons bien accueillir ce qu’ils apportent de la part d’un autre. Entrer dans le jeu de la confiance, ce qui suppose d’accepter de ne pas savoir. C’est sans doute mieux que de faire confiance à des certitudes verrouillées.