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Abbaye de Tamié
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Billet du jour, mardi 14 août

Ez 2– 3, 4

À la vue de la gloire du Seigneur, je tombai face contre terre, et j’entendis une voix qui me parlait.

Elle me dit : « Fils d’homme, tiens-toi debout, je vais te parler. »

À cette parole, l’esprit vint en moi et me fit tenir debout. J’écoutai celui qui me parlait.

Il me dit : « Fils d’homme, je t’envoie vers les fils d’Israël, vers une nation rebelle qui s’est révoltée contre moi. Jusqu’à ce jour, eux et leurs pères se sont soulevés contre moi. Les fils ont le visage dur, et le cœur obstiné ; c’est à eux que je t’envoie.

Tu leur diras : “Ainsi parle le Seigneur Dieu...” Alors, qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas – c’est une engeance de rebelles ! – ils sauront qu’il y a un prophète au milieu d’eux. Et toi, fils d’homme, ne les crains pas, ne crains pas leurs paroles. Ils sont pour toi épines et ronces, tu es assis sur des scorpions.

Ne crains pas leurs paroles ; devant eux ne t’effraie pas – c’est une engeance de rebelles ! Tu leur diras mes paroles, qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas – c’est une engeance de rebelles !

Et toi, fils d’homme, écoute ce que je te dis. Ne sois pas rebelle comme cette engeance de rebelles. Ouvre la bouche, et mange ce que je te donne. »

Alors j’ai vu : une main tendue vers moi, tenant un livre en forme de rouleau. Elle le déroula devant moi ; ce rouleau était écrit au-dedans et au-dehors, rempli de lamentations, plaintes et clameurs.

Le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ce qui est devant toi, mange-le, mange ce rouleau ! Puis, va ! Parle à la maison d’Israël. » J’ouvris la bouche, il me fit manger le rouleau et il me dit : « Fils d’homme, remplis ton ventre, rassasie tes entrailles avec ce rouleau que je te donne. » Je le mangeai, et dans ma bouche il fut doux comme du miel.

Il me dit alors : « Debout, fils d’homme ! Va vers la maison d’Israël, et dis-lui mes paroles.

 

 

 

Israël avait été délivré de l’Égypte et installé sur une terre.

Il avait reçu une loi pour vivre bien sur cette terre.

Ça marche ou ça ne marche pas, tout aurait pu s’arrêter là.

Mais Dieu n’a jamais cessé de s’occuper de ce peuple à la fidélité plus que problématique, incertaine.

En fait, Israël était établi dans la circulation d’une parole qui ne cesse jamais de se donner et c’est ce qui lui a permis de vivre au-delà de son échec lamentable.

On peut matériellement tout perdre, ça n’a pas beaucoup d’importance : c’est seulement la parole reçue qui nous maintient en vie. Voilà l’essentiel de ce que le prophète doit dire.