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Abbaye de Tamié

Billet du jour, mardi 17 avril

Ac 7, 51 – 8, 1a

Etienne disait au Conseil suprême : « Vous qui avez la nuque raide, vous dont le cœur et les oreilles sont fermés à l’Alliance, depuis toujours vous résistez à l’Esprit Saint ; vous êtes bien comme vos pères ! Y a-t-il un prophète que vos pères n’aient pas persécuté ? Ils ont même tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, celui-là que maintenant vous venez de livrer et d’assassiner. Vous qui aviez reçu la loi sur ordre des anges, vous ne l’avez pas observée. »

Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne. Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. » Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui, l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider.

Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul. Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. » Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. »

Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort.

Quant à Saul, il approuvait ce meurtre.

 

 

Scène de meurtre ordinaire… Celui que l’on tue est celui qui dénonce l’hypocrisie de ses juges mais qui indique aussi qu’il y a un autre juge : aucun de ceux qui sont là n’a d’existence si absolument assurée qu’il ne doive pas rendre des comptes. Mais c’est une chose qu’ils ne peuvent entendre. D’où la rage impuissante avec laquelle ils tentent de faire taire une voix qui ne cessera plus de résonner.