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Abbaye de Tamié

Billet du jour, mardi 18 septembre

1 Co 12, 12-31a

De même que le corps est un, tout en ayant plusieurs membres, et que tous les membres du corps, en dépit de leur pluralité, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il du Christ.

Aussi bien est-ce en un seul Esprit que nous tous avons été baptisés en un seul corps, Juifs ou Grecs, esclaves ou hommes libres, et tous nous avons été abreuvés d’un seul Esprit.

Aussi bien le corps n’est-il pas un seul membre, mais plusieurs. Si le pied disait : "Parce que je ne suis pas la main, je ne suis pas du corps", il n’en serait pas moins du corps pour cela. Et si l’oreille disait : "Parce que je ne suis pas l’œil, je ne suis pas du corps", elle n’en serait pas moins du corps pour cela.

Si tout le corps était œil, où serait l’ouïe ? Si tout était oreille, où serait l’odorat ? Mais, de fait, Dieu a placé les membres, et chacun d’eux dans le corps, selon qu’il a voulu. Si le tout était un seul membre, où serait le corps ?

Mais, de fait, il y a plusieurs membres, et cependant un seul corps.

L’œil ne peut donc dire à la main : "Je n’ai pas besoin de toi", ni la tête à son tour dire aux pieds : "Je n’ai pas besoin de vous."

Bien plus, les membres du corps qui sont tenus pour plus faibles sont nécessaires ; et ceux que nous tenons pour les moins honorables du corps sont ceux-là mêmes que nous entourons de plus d’honneur, et ce que nous avons d’indécent, on le traite avec le plus de décence ; ce que nous avons de décent n’en a pas besoin. Mais Dieu a disposé le corps de manière à donner davantage d’honneur à ce qui en manque, pour qu’il n’y ait point de division dans le corps, mais qu’au contraire les membres se témoignent une mutuelle sollicitude.

Un membre souffre-t-il ? Tous les membres souffrent avec lui.

Un membre est-il à l’honneur ? Tous les membres se réjouissent avec lui.

Or vous êtes, vous, le corps du Christ, et membres chacun pour sa part. Et ceux que Dieu a établis dans l’Église sont premièrement les apôtres, deuxièmement les prophètes, troisièmement les docteurs... Puis il y a les miracles, puis les dons de guérisons, d’assistance, de gouvernement, les diversités de langues.

Tous sont-ils apôtres ? Tous prophètes ? Tous docteurs ? Tous font-ils des miracles ? Tous ont-ils des dons de guérisons ? Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ?

Aspirez aux dons supérieurs.

 

 

L’image du corps est d’une richesse toute particulière.

À travers elle, s. Paul explique cette interdépendance qui met en cause une de nos vieux fantasmes : nous aimerions être sinon la totalité au moins la pièce centrale de l’Église, celle dont on ne peut se passer parce qu’elle commande tout.

Or non seulement nous ne pouvons pas l’être mais plus encore, nous avons besoin de ceux que nous trouvons moins honorables… Est-ce que ça voudrait dire que ce qui est bien doit être déclaré mal, et l’inverse ? sûrement pas. Mais plutôt, la richesse du monde de Dieu ne se mesure pas comme nos gloires humaines. Nous avons à participer à la vie de l'ensemble chacun là où il est sans hiérarchiser les mérites ou compter les points des uns ou des autres. Nous partageons une vie qui nous est commune et dont aucun de nous, pauvres humains, n'est l'origine.