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Abbaye de Tamié

Billet du jour, mardi 24 juillet

Mi 7, 14-20

« Moi, Jérusalem, je veux guetter le Seigneur, attendre Dieu mon Sauveur ; lui, mon Dieu, m’entendra. Ne te réjouis pas de mon malheur, ô mon ennemie ; oui, je suis tombée, mais je me relève ; j’habite dans les ténèbres, mais le Seigneur est ma lumière. Puisque j’ai péché contre le Seigneur, je dois endurer sa colère jusqu’à ce qu’il prenne ma cause en main et rétablisse mon droit. Il me fera sortir à la lumière, et je contemplerai sa justice.

Mon ennemie verra tout cela, elle sera couverte de honte, elle qui me disait : “Où est-il, le Seigneur, ton Dieu ?” Mes yeux la contempleront tandis qu’elle sera piétinée comme la boue des rues. »

Au jour où l’on rebâtira ton enclos, ce jour-là on repoussera tes frontières, ce jour-là on viendra jusqu’à toi, depuis Assour jusqu’à l’Égypte, depuis l’Égypte jusqu’au Fleuve, et de la mer à la mer, de la montagne à la montagne.

Le reste de la terre deviendra un lieu désolé à cause de ses habitants, tel sera le fruit de leur conduite.

Seigneur, avec ta houlette, sois le pasteur de ton peuple, du troupeau qui t’appartient, qui demeure isolé dans le maquis, entouré de vergers. Qu’il retrouve son pâturage à Bashane et Galaad, comme aux jours d’autrefois ! Comme aux jours où tu sortis d’Égypte, tu lui feras voir des merveilles !

Les nations verront, et elles seront confondues en dépit de toute leur puissance. Elles mettront la main sur leur bouche, leurs oreilles deviendront sourdes. Elles lécheront la poussière comme le serpent, comme les bêtes qui rampent sur la terre. Elles trembleront en sortant de leurs forteresses, elles viendront vers le Seigneur, notre Dieu, elles seront terrifiées, elles auront peur de toi.

Qui est Dieu comme toi, pour enlever le crime, pour passer sur la révolte comme tu le fais à l’égard du reste, ton héritage : un Dieu qui ne s’obstine pas pour toujours dans sa colère mais se plaît à manifester sa faveur ?

De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés ! Ainsi tu accordes à Jacob ta fidélité, à Abraham ta faveur, comme tu l’as juré à nos pères depuis les jours d’autrefois.

 

 

 

 

Israël qui pensait être fort pour toujours, invincible, à l’abri des incursions de ses ennemis découvre sa fragilité et sa vulnérabilité. À la question de savoir si cela causera une ruine définitive, le prophète répond par la négative.

Mais c’est du fond-même de la misère que retentit ce chant, tout paraît être définitivement perdu mais la vie sera plus forte.

C’est un acte de foi qui se dit là : rien n’est encore visible mais l’acte de foi est précisément ce qui conjugue le désir et l’assurance de l’exaucement. Il est l’écrin de la vie.