Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Abbaye de Tamié

Billet du jour, mardi 26 juin

2 R 19, 9b-37

Sennakérib, roi d’Assour, envoya des messagers dire à Ézékias : « Vous parlerez à Ézékias, roi de Juda, en ces termes : Ne te laisse pas tromper par ton Dieu, en qui tu mets ta confiance, et ne dis pas : “Jérusalem ne sera pas livrée aux mains du roi d’Assour !”

Tu sais bien ce que les rois d’Assour ont fait à tous les pays : ils les ont voués à l’anathème. Et toi seul, tu serais délivré ? Les dieux des nations les ont-ils délivrées, elles que mes pères ont détruites : Gozane, Harrane, Récef, et les gens d’Éden qui sont à Telassar ? Où sont le roi de Hamath, le roi d’Arpad, le roi de Lahir, Sefarwaïm, Héna et Iwwa ? »

Ézékias prit la lettre de la main des messagers ; il la lut. Puis il monta à la maison du Seigneur, déplia la lettre devant le Seigneur, et, devant lui, pria en disant : « Seigneur, Dieu d’Israël, toi qui sièges sur les Kéroubim, tu es le seul Dieu de tous les royaumes de la terre, c’est toi qui as fait le ciel et la terre. Prête l’oreille, Seigneur, et entends, ouvre les yeux, Seigneur, et vois ! Écoute le message envoyé par Sennakérib pour insulter le Dieu vivant.

Il est vrai, Seigneur, que les rois d’Assour ont ravagé les nations et leur territoire, et brûlé leurs dieux : en réalité, ce n’étaient pas des dieux, mais un ouvrage de mains d’hommes, fait avec du bois et de la pierre ; c’est pourquoi ils ont pu les faire disparaître.

Maintenant, je t’en supplie, Seigneur notre Dieu, sauve-nous de la main de Sennakérib, et tous les royaumes de la terre sauront que tu es, Seigneur, le seul Dieu ! »

Alors le prophète Isaïe, fils d’Amots, envoya dire à Ézékias : « Ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël : J’ai entendu la prière que tu m’as adressée au sujet de Sennakérib, roi d’Assour. Voici la parole que le Seigneur a prononcée contre lui : Elle te méprise, elle te nargue, la vierge, la fille de Sion. Elle hoche la tête pour se moquer de toi, la fille de Jérusalem. Qui as-tu insulté, outragé, contre qui as-tu élevé la voix ? Sur qui, avec hauteur, as-tu porté les yeux ? Sur le Saint d’Israël ! Par tes messagers tu as insulté mon Seigneur. Tu as dit : « Avec mes nombreux chars, moi, j’ai gravi le sommet des montagnes, les cimes du Liban ; j’ai abattu ses cèdres les plus fiers, ses cyprès les plus beaux ; j’ai atteint sa plus lointaine retraite, son parc forestier. Moi, j’ai creusé, et j’ai bu des eaux étrangères, j’ai asséché sous mes pas tous les canaux de l’Égypte. »

N’entends-tu pas ? Depuis longtemps j’avais fait ce projet, depuis les temps anciens je l’ai formé ; maintenant je le réalise. Toi, tu étais destiné à réduire en tas de ruines les villes fortifiées. Leurs habitants ont la main trop courte, ils sont effrayés, confondus ; ils ressemblent à l’herbe des champs, à la verdure des prés, à l’herbe des toits et au blé qui se consume avant d’avoir levé. Mais je sais quand tu t’assieds, quand tu pars en campagne et en reviens, quand tu t’emportes contre moi.

Parce que tu t’es emporté contre moi, que tes insolences sont montées à mes oreilles, je passerai un crochet à ton nez, un mors à ta bouche ; je te ferai retourner par le chemin par lequel tu es venu.

Voici pour toi un signe, Ézékias : Cette année on mangera le grain tombé, l’an prochain, ce qui aura poussé tout seul ; mais la troisième année, semez et moissonnez, plantez des vignes et mangez-en le fruit. Le reste, survivant de la maison de Juda, fera de nouveau des racines par en bas, et par en haut donnera des fruits.

Oui, un reste sortira de Jérusalem, et des survivants, de la montagne de Sion. Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur !

Et voici ce que dit le Seigneur au sujet du roi d’Assour : Il n’entrera pas dans cette ville, il ne lui lancera pas une seule flèche, il ne lui opposera pas un seul bouclier, il n’élèvera pas un seul remblai : il retournera par le chemin par lequel il est venu. Non, il n’entrera pas dans cette ville, – oracle du Seigneur. Je protégerai cette ville, je la sauverai à cause de moi-même et à cause de David mon serviteur. »

La nuit même, l’ange du Seigneur sortit et frappa cent quatre-vingt-cinq mille hommes dans le camp assyrien. Le matin, quand on se leva, ce n’était que des cadavres. Sennakérib, roi d’Assour, plia bagage et s’en alla. Il revint à Ninive et y demeura.

Or, comme il se prosternait dans la maison de Nisrok, son dieu, ses fils Adrammélek et Sarécèr le frappèrent de l’épée et s’enfuirent au pays d’Ararat. Son fils Asarhaddone régna à sa place.

 

 

Quand nous construisons une maison ou un empire, nous rêvons d’une durée infinie.

Cela n’arrive jamais. Sennakérib a eu à peine le loisir de s’en rendre compte.