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Abbaye de Tamié

Billet du jour, mardi 31 juillet

Jr 14, 17-22

Que mes yeux ruissellent de larmes nuit et jour, sans s’arrêter ! Elle est blessée d’une grande blessure, la vierge, la fille de mon peuple, meurtrie d’une plaie profonde. Si je sors dans la campagne, voici les victimes de l’épée ; si j’entre dans la ville, voici les souffrants de la faim.

Même le prophète, même le prêtre parcourent le pays sans comprendre. As-tu donc rejeté Juda ? Es-tu pris de dégoût pour Sion ? Pourquoi nous frapper sans remède ? Nous attendions la paix, et rien de bon ! le temps du remède, et voici l’épouvante !

Seigneur, nous connaissons notre révolte, la faute de nos pères : oui, nous avons péché contre toi ! À cause de ton nom, ne méprise pas, n’humilie pas le trône de ta gloire ! Rappelle-toi : ne romps pas ton alliance avec nous ! Parmi les idoles des nations, en est-il qui fassent pleuvoir ? Est-ce le ciel qui nous donnera les pluies ? N’est-ce pas toi, Seigneur notre Dieu ? Nous espérons en toi, car c’est toi qui as fait tout cela.

 

 

 

 

L’infidélité d’Israël entraîne sa ruine, ce qui s’entend aussi bien du matériel (la famine) que du domaine politique (la débâcle de la royauté) ou militaire (l’épée semble avoir bon appétit dans la campagne qui entoure Jérusalem).

En fait, le rapport avec Dieu est impossible à détacher de tous les autres domaines qui constituent l’existence : il inscrit dans le réel ou bien, précisément, il ne s’agit que d’idolâtrie, cette revendication de puissance qui se passe des symboles pour imposer son arbitraire. Mais on est totalement dans l’illusion. Les idoles des nations ne font, de toute façon, pas tomber la pluie.