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Abbaye de Tamié

Billet du jour, mercredi 1er août

Jr 15, 10.15-21

C’est pour mon malheur, ô ma mère, que tu m’as enfanté, homme de querelle et de dispute pour tout le pays. Je ne suis le créancier ni le débiteur de personne, et pourtant tout le monde me maudit !

Seigneur, toi qui sais, souviens-toi de moi et visite-moi ! Venge-moi de mes persécuteurs, ne me rends pas victime de la lenteur de ta colère ! Tu le sais : à cause de toi je supporte l’insulte.

Quand je rencontrais tes paroles, je les dévorais ; elles faisaient ma joie, les délices de mon cœur, parce que ton nom était invoqué sur moi, Seigneur, Dieu de l’univers. Jamais je ne me suis assis dans le cercle des moqueurs pour m’y divertir ; sous le poids de ta main, je me suis assis à l’écart, parce que tu m’as rempli d’indignation.

Pourquoi ma souffrance est-elle sans fin, ma blessure, incurable, refusant la guérison ? Serais-tu pour moi un mirage, comme une eau incertaine ?

Voilà pourquoi, ainsi parle le Seigneur : Si tu reviens, si je te fais revenir, tu reprendras ton service devant moi. Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est méprisable, tu seras comme ma propre bouche. C’est eux qui reviendront vers toi, et non pas toi qui reviendras vers eux. Je fais de toi pour ce peuple un rempart de bronze infranchissable ; ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te sauver et te délivrer – oracle du Seigneur. Je te délivrerai de la main des méchants, je t’affranchirai de la poigne des puissants.

 

 

 

Devenir serviteur de Dieu n’est pas une sinécure.

Élie s’affrontait à Acab mais c’est du peuple, cette fois, que Jérémie rencontre l’hostilité.

La ligne de pente descendante que les rois ont inaugurée est parcourue allègrement par toute la population de Jérusalem, mais malgré la douleur de la persécution, la boussole de Jérémie indique le Nord sans défaillir : « Quand je rencontrais tes paroles, je les dévorais ; elles faisaient ma joie, les délices de mon cœur, parce que ton nom était invoqué sur moi, Seigneur, Dieu de l’univers. »

Sachant cela, on est tranquille : il y a quelque chose que la persécution n’atteindra jamais, l’assurance, en lui, de se tenir devant Dieu. C’est cela qui fait vivre.