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Abbaye de Tamié
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Billet du jour, mercredi 29 août

2 Th 3, 1-18

Priez aussi pour nous, frères, afin que la parole du Seigneur poursuive sa course, et que, partout, on lui rende gloire comme chez vous. Priez pour que nous échappions aux gens pervers et mauvais, car tout le monde n’a pas la foi.

Le Seigneur, lui, est fidèle : il vous affermira et vous protégera du Mal. Et, dans le Seigneur, nous avons toute confiance en vous : vous faites et continuerez à faire ce que nous vous ordonnons.

Que le Seigneur conduise vos cœurs dans l’amour de Dieu et l’endurance du Christ. Frères, au nom du Seigneur Jésus Christ, nous vous ordonnons d’éviter tout frère qui mène une vie désordonnée et ne suit pas la tradition que vous avez reçue de nous.

Vous savez bien, vous, ce qu’il faut faire pour nous imiter. Nous n’avons pas vécu parmi vous de façon désordonnée ; et le pain que nous avons mangé, nous ne l’avons pas reçu gratuitement. Au contraire, dans la peine et la fatigue, nuit et jour, nous avons travaillé pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous.

Bien sûr, nous avons le droit d’être à charge, mais nous avons voulu être pour vous un modèle à imiter. Et quand nous étions chez vous, nous vous donnions cet ordre : si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus.

Or, nous apprenons que certains d’entre vous mènent une vie déréglée, affairés sans rien faire. À ceux-là, nous adressons dans le Seigneur Jésus Christ cet ordre et cet appel : qu’ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné.

Vous, frères, ne vous lassez pas de faire le bien.

Si quelqu’un n’obéit pas à ce que nous disons dans cette lettre, signalez-le ; ne le fréquentez pas, pour qu’il soit couvert de confusion ; mais ne le considérez pas comme un ennemi, réprimandez-le plutôt comme un frère.

Que le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix, en tout temps et de toute manière. Que le Seigneur soit avec vous tous.

La salutation est de ma main à moi, Paul. Je signe de cette façon toutes mes lettres, c’est mon écriture. Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec vous tous.

 

 

"Nous apprenons que certains d’entre vous mènent une vie déréglée, affairés sans rien faire. À ceux-là, nous adressons dans le Seigneur Jésus Christ cet ordre et cet appel : qu’ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné."

Cette lettre de Paul est écrite dans un contexte difficile et en porte les traces.

Mais dans ce contexte, il ne s’agit pas de rivaliser d’habileté pour faire entendre sa voix plus fort que celle des autres.

Il est question de se soumettre à la réalité à travers le travail, sans s’enfermer dans l’imagination d’un monde de fantasmes où tout serait idéal.

La vie chrétienne n’est pas une existence de pureté au sens commun – une sorte d’idéal éthéré. Elle est fraternité qui sait parler : dire la faute pour pardonner mais en restant proche.

Un immense défi mais qui trouve sa condition de possibilité dans l’assurance de la présence de Dieu.