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Abbaye de Tamié
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Billet du jour, samedi 11 novembre

Lc 16, 9-15

Jésus disait encore aux disciples : « Je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.

Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande.

Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?

Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ?

Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. » Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens, eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision. Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu. »

 

Jésus parle aux pharisiens d'une question sensible, l'argent, un point plus représentatif de nos attachements que nous n'osons l'avouer. Comme seule réponse, ils le tournent en ridicule. Ils n’ont plus rien à dire et utilisent la seule arme encore disponible, toujours disponible, la dérision, cette arme perfide qui nous permet de nous défausser. Avec elle inutile d’argumenter, l’ironie dissout toutes les oppositions, elle décape plus ou moins profondément, question de dosage, mais évite d’entrer dans le vif du sujet.

La seule faiblesse de la chose : elle abandonne le terrain à la vérité, qui finira toujours par revenir. Voilà pourquoi Jésus n’a rien à craindre : entièrement dans la vérité il est hors de portée.