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Abbaye de Tamié

Billet du jour, samedi 12 mai

Ac 18, 23-28

Après avoir passé quelque temps à Antioche, Paul partit.

Il parcourut successivement le pays galate et la Phrygie, en affermissant tous les disciples. Or, un Juif nommé Apollos, originaire d’Alexandrie, venait d’arriver à Éphèse. C’était un homme éloquent, versé dans les Écritures. Il avait été instruit du Chemin du Seigneur ; dans la ferveur de l’Esprit, il parlait et enseignait avec précision ce qui concerne Jésus, mais, comme baptême, il ne connaissait que celui de Jean.

Il se mit donc à parler avec assurance à la synagogue. Quand Priscille et Aquilas l’entendirent, ils le prirent à part et lui exposèrent avec plus de précision le Chemin de Dieu. Comme Apollos voulait se rendre en Grèce, les frères l’y encouragèrent, et écrivirent aux disciples de lui faire bon accueil. Quand il fut arrivé, il rendit de grands services à ceux qui étaient devenus croyants par la grâce de Dieu. En effet, avec vigueur il réfutait publiquement les Juifs, en démontrant par les Écritures que le Christ, c’est Jésus.

 

 

 

L’ignorance d’un autre baptême que celui de Jean témoigne de la persistance de courants qui mettent en avant la volonté de se convertir et de se purifier dans les milieux fréquentés par les premiers chrétiens. De fait, Jean-Baptiste n’aurait pas été mentionné dans les évangiles s’il n’avait eu aucun impact dans ce milieu.

Mais ce que prêche Paul, sans rejeter ce mouvement, va bien plus loin : non seulement Dieu est le premier à nous rejoindre mais surtout sans nous laisser travailler par l’Esprit nous ne pouvons rien faire.

Cette dépossession de notre autonomie est nécessaire : la liberté humaine n’est féconde et juste qu’en étant rejointe par celui qui veut nous introduire dans sa vie.