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Abbaye de Tamié
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Billet du jour, samedi 18 août

Ez 18, 1-9.29-32

La parole du Seigneur me fut adressée : « Qu’avez-vous donc, dans le pays d’Israël, à répéter ce proverbe : “Les pères mangent du raisin vert, et les dents des fils en sont irritées” ?

Par ma vie ! – oracle du Seigneur Dieu – vous n’aurez plus à répéter ce proverbe en Israël. En effet, toutes les vies m’appartiennent, la vie du père aussi bien que celle du fils, elles m’appartiennent.

Celui qui a péché, c’est lui qui mourra. L’homme qui est juste, qui observe le droit et la justice, qui ne va pas aux festins sur les montagnes, ne lève pas les yeux vers les idoles immondes de la maison d’Israël, ne rend pas impure la femme de son prochain, ne s’approche pas d’une femme en état de souillure ; l’homme qui n’exploite personne, qui restitue ce qu’on lui a laissé en gage, ne commet pas de fraude, donne son pain à celui qui a faim et couvre d’un vêtement celui qui est nu ; l’homme qui ne prête pas à intérêt, ne pratique pas l’usure, qui détourne sa main du mal, tranche équitablement entre deux adversaires, qui marche selon mes décrets et observe mes ordonnances pour agir avec vérité : un tel homme est juste, c’est certain, il vivra, – oracle du Seigneur Dieu.

Et pourtant la maison d’Israël répète : “La conduite du Seigneur est étrange”. Est-ce ma conduite qui est étrange, maison d’Israël ? N’est-ce pas votre conduite qui est étrange ? C’est pourquoi – oracle du Seigneur Dieu – je vous jugerai chacun selon sa conduite, maison d’Israël. Retournez-vous ! Détournez-vous de vos crimes, et vous ne trébucherez plus dans la faute. Rejetez tous les crimes que vous avez commis, faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau. Pourquoi vouloir mourir, maison d’Israël ? Je ne prends plaisir à la mort de personne, – oracle du Seigneur Dieu – : convertissez-vous, et vous vivrez. »

 

 

 

On raconte parfois que le Christ a, le premier, introduit l’idée d’un jugement des hommes par Dieu fondé sur l’attention à la faiblesse des plus petits et des plus pauvres.

Il suffit de relire ce passage pour comprendre qu’il n’en est rien.

De générations en générations, les hommes se sont entendu rappeler cette exigence. Et de génération en génération ils l’ont négligée.

La mention des idoles donne une clef de l’affaire : si le culte des idoles est sans cesse dénoncé dans l’Écriture, c’est parce que derrière ces représentations on n’adore en fait que la puissance brute et la prospérité. Le culte sert de monnaie d’échange pour s’attirer la bienveillance de divinités qui ne suivent elles-mêmes que leur propre intérêt.

Dieu nous invite plutôt à entrer dans des jeux de confiance filiale et/ou amoureuse. Et cela change tout quant à la façon dont nous nous traitons entre nous.