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Abbaye de Tamié
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Billet du jour, samedi 26 mai

Jc 5, 13-20

L’un de vous se porte mal ? Qu’il prie. Un autre va bien ? Qu’il chante le Seigneur. L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Église : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon.

Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres afin d’être guéris.

La supplication du juste agit avec beaucoup de force. Le prophète Élie n’était qu’un homme pareil à nous ; pourtant, lorsqu’il a prié avec insistance pour qu’il ne pleuve pas, il n’est pas tombé de pluie sur la terre pendant trois ans et demi ; puis il a prié de nouveau, et le ciel a donné la pluie, et la terre a fait germer son fruit.

Mes frères, si l’un de vous s’égare loin de la vérité et qu’un autre l’y ramène, alors, sachez-le : celui qui ramène un pécheur du chemin où il s’égarait sauvera son âme de la mort et couvrira une multitude de péchés.

 

 

 

« Qu’il prie ! Qu’il appelle ! » et tout s’arrangera… ce langage passe mal de nos jours, en dehors des milieux fondamentalistes bien sûr. Toutes sortes d’expression (le Dieu « couteau suisse » ou « mouchoir de poche ») témoignent d’une lucidité critique qui a fini par apparaître devant les ambiguïtés de certaines manières intéressées de s’adresser à Dieu.

De fait, la prière n’a rien d’un acte magique qui nous éviterait d’éprouver la réalité telle qu’elle est. Mais elle est pourtant le geste par lequel nous reconnaissons que nous avons confiance. À ce titre, elle est donc le seul acte vraiment authentique si elle s’inscrit dans cette solidarité des pécheurs qui ont souci les uns des autres. Cela nous met en communion avec celui qui « a voulu nous engendrer par sa parole de vérité, pour faire de nous comme les prémices de toutes ses créatures » (Jc 1, 18).

Le reste lui appartient et c’est bien la seule chose qui compte.