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Abbaye de Tamié
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Billet du jour, vendredi 12 octobre

Ga 3, 6-14

Abraham eut foi en Dieu, et il fut reconnu juste.

Comprenez-le donc : ceux qui se réclament de la foi, ce sont eux, les fils d’Abraham. D’ailleurs, l’Écriture avait prévu, au sujet des nations, que Dieu les rendrait justes par la foi, et elle avait annoncé d’avance à Abraham cette bonne nouvelle : En toi seront bénies toutes les nations. Ainsi, ceux qui se réclament de la foi sont bénis avec Abraham, le croyant.

Quant à ceux qui se réclament de la pratique de la Loi, ils sont tous sous la menace d’une malédiction, car il est écrit : Maudit soit celui qui ne s’attache pas à mettre en pratique tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi.

Il est d’ailleurs clair que par la Loi personne ne devient juste devant Dieu, car, comme le dit l’Écriture, celui qui est juste par la foi, vivra, et la Loi ne procède pas de la foi, mais elle dit : Celui qui met en pratique les commandements vivra à cause d’eux.

Quant à cette malédiction de la Loi, le Christ nous en a rachetés en devenant, pour nous, objet de malédiction, car il est écrit : Il est maudit, celui qui est pendu au bois du supplice. Tout cela pour que la bénédiction d’Abraham s’étende aux nations païennes dans le Christ Jésus, et que nous recevions, par la foi, l’Esprit qui a été promis.

 

 

L’argumentation de saint Paul est complexe mais les deux termes qu’elle oppose sont faciles à repérer : la loi d’une part, qui impose une exécution exhaustive ; la foi d’autre part, qui se confie à Dieu. Seule la foi justifie mais cela ne signifie pas que la loi soit sans valeur. Son observance reste nécessaire mais elle n’est pas la cause du salut, elle est plutôt la pratique des sauvés.