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Abbaye de Tamié

Billet du jour, vendredi 13 avril

Ac 5, 34-42

Alors, dans le Conseil suprême, intervint un pharisien nommé Gamaliel, docteur de la Loi, qui était honoré par tout le peuple.

Il ordonna de les faire sortir un instant, puis il dit : « Vous, Israélites, prenez garde à ce que vous allez faire à ces gens-là. Il y a un certain temps, se leva Theudas qui prétendait être quelqu’un, et à qui se rallièrent quatre cents hommes environ ; il a été supprimé, et tous ses partisans ont été mis en déroute et réduits à rien. Après lui, à l’époque du recensement, se leva Judas le Galiléen qui a entraîné beaucoup de monde derrière lui. Il a péri lui aussi, et tous ses partisans ont été dispersés.

Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis : ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. En effet, si leur résolution ou leur entreprise vient des hommes, elle tombera. Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu. »

Les membres du Conseil se laissèrent convaincre ; ils rappelèrent alors les Apôtres et, après les avoir fait fouetter, ils leur interdirent de parler au nom de Jésus, puis ils les relâchèrent.

Quant à eux, quittant le Conseil suprême, ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus. Tous les jours, au Temple et dans leurs maisons, sans cesse, ils enseignaient et annonçaient la Bonne Nouvelle : le Christ, c’est Jésus.

 

 

 

On peut s’étonner de la facilité avec laquelle l’intention meurtrière contre les apôtres est balayée.

Mais c’est pourtant dans l’ordre normal des choses.

On ne pouvait rien leur reprocher et, au fond, tout le monde le savait. Il fallait seulement canaliser sur eux une violence qui a sa source ailleurs.

L’argument employé par Gamaliel n’est évidemment pas sans critique mais il s’agit de conjuguer une vigilance active à l’humilité qui reconnaît ne pas tout savoir.

Et c’est cette attitude d’humilité qui fait toute la force de nos quêtes de la vérité : savoir qu’on doit toujours chercher à s’en approcher sans jamais la posséder tout à fait. Paradoxalement, il rejoint donc la tranquille assurance des apôtres.