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Abbaye de Tamié
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Billet du jour, vendredi 18 mai

Ac 25, 13-21

Quelques jours plus tard, le roi Agrippa et Bérénice vinrent à Césarée saluer le gouverneur Festus. Comme ils passaient là plusieurs jours, Festus exposa au roi la situation de Paul en disant : « Il y a ici un homme que mon prédécesseur Félix a laissé en prison. Quand je me suis trouvé à Jérusalem, les grands prêtres et les anciens des Juifs ont exposé leurs griefs contre lui en réclamant sa condamnation. J’ai répondu que les Romains n’ont pas coutume de faire la faveur de livrer qui que ce soit lorsqu’il est accusé, avant qu’il soit confronté avec ses accusateurs et puisse se défendre du chef d’accusation. Ils se sont donc retrouvés ici, et sans aucun délai, le lendemain même, j’ai siégé au tribunal et j’ai donné l’ordre d’amener cet homme. Quand ils se levèrent, les accusateurs n’ont mis à sa charge aucun des méfaits que, pour ma part, j’aurais supposés. Ils avaient seulement avec lui certains débats au sujet de leur propre religion, et au sujet d’un certain Jésus qui est mort, mais que Paul affirmait être en vie. Quant à moi, embarrassé devant la suite à donner à l’instruction, j’ai demandé à Paul s’il voulait aller à Jérusalem pour y être jugé sur cette affaire. Mais Paul a fait appel pour être gardé en prison jusqu’à la décision impériale. J’ai donc ordonné de le garder en prison jusqu’au renvoi de sa cause devant l’empereur. »

 

 

 

 

Dans les versets que la liturgie ne lit pas, Luc en dit un peu plus sur les atermoiements de tous ces gouverneurs, obligés de ménager les susceptibilités des uns et des autres et qui disent ne pas savoir comment juger l’apôtre.

À l’évidence Paul n’a commis aucun crime et tout le monde le sait.

Mais on ne peut pas lui rendre justice parce que cela remettrait en cause les équilibres de forces péniblement négociés avec les autorités juives.

Comme avec Jésus, le processus de sujétion de la justice aux intérêts des plus forts se révèle sous son jour le plus cru.

C’est pourtant ce qui permettra à l’Évangile d’être proclamé jusqu’à Rome.

La puissance de l’Esprit plie l’injustice à son service dès lors que les hommes qui répondent à l’appel consentent à ne rien retenir de leur vie.