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Abbaye de Tamié
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Billet du jour, vendredi 21 juillet

Mt 12, 1-8

En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé, ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger.

Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! » Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres.

Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ? Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple.

Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

 

 

Les arguments de Jésus pour défendre ses disciples sont complexes. Ils en appellent aux expédients d’une troupe affamée, mais pour interroger le culte et en venir aux arrangements que représente toujours l’activité cultuelle dans la vie d’un groupe : par définition, les prêtres (au sens de la tradition) ne font pas comme les autres. Ils sont même institués pour cela.

Ce qui sous-entend que la communauté expérimentée par la vie dans l’alliance ne doit pas être close sur un modèle unique.

Mais quel est le rapport avec la miséricorde ? Sinon que le culte doit aussi nourrir ceux qui sont en train de mourir de faim devant des tables pleines auxquelles on leur refuse l’accès par souci de pureté.

Voilà qui donne de l’espace à l’Espérance.