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Abbaye de Tamié

Billet du jour, vendredi 28 septembre

Qo 3, 1-11

Il y a un moment pour tout, et un temps pour chaque chose sous le ciel :

un temps pour donner la vie, et un temps pour mourir ;

un temps pour planter, et un temps pour arracher.

Un temps pour tuer, et un temps pour guérir ;

un temps pour détruire et un temps pour construire.

Un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour gémir, et un temps pour danser.

Un temps pour jeter des pierres, et un temps pour les amasser ;

un temps pour s’étreindre, et un temps pour s’abstenir.

Un temps pour chercher, et un temps pour perdre ;

un temps pour garder, et un temps pour jeter.

Un temps pour déchirer, et un temps pour coudre ;

un temps pour se taire, et un temps pour parler.

Un temps pour aimer, et un temps pour ne pas aimer ;

un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.

Quel profit le travailleur retire-t-il de toute la peine qu’il prend ? J’ai vu la besogne que Dieu impose aux fils d’Adam pour les tenir en haleine. Toutes les choses que Dieu a faites sont bonnes en leur temps. Dieu a mis toute la durée du temps dans l’esprit de l’homme, mais celui-ci est incapable d’embrasser l’œuvre que Dieu a faite du début jusqu’à la fin.

 

 

Un moment en vaut-il un autre ? La monotonie des jours est-elle la seule clef du temps ?

En fait, la bonté de la création se laisse deviner plus qu’elle ne s’impose avec force, et elle appelle notre consentement à recevoir les choses comme elles se donnent, en épousant le cours du temps. C’est du milieu de cette succession de moments que se dessinera le projet de Dieu, comme un mystère qui n’advient que lorsqu’on se jette dans le fleuve des moments qui se suivent.