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Abbaye de Tamié
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Billet du jour, vendredi 30 juin

Mt 8, 1-4

Lorsque Jésus descendit de la montagne, des foules nombreuses le suivirent. Et voici qu’un lépreux s’approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »

Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Et aussitôt il fut purifié de sa lèpre. Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l’offrande que Moïse a prescrite : ce sera pour les gens un témoignage. »

 

 

Jésus ne dit pas « je te purifié » mais « sois purifié ». La nuance est de taille sous une apparence anodine. On lui demande de se prendre pour le seul créateur. Jésus répond en affirmant ce qu’il veut : que l’homme soit purifié, la tournure au passif est une forme littéraire qui, par convention, désigne Dieu.

La relecture de la Loi que Jésus vient d’opérer sur la montagne conduit donc à la purification d’un impur et non à la désignation de nouveaux impurs, non conformes aux prescriptions du maître. Et Jésus appelle à en témoigner dans une offrande qui remet face à Celui de qui vient toute guérison. Nos intransigeances procèdent exactement dans le sens inverse : elles désignent des coupables et s’attachent à détailler ce qui les caractérise pour les accabler. Dieu est inutile pour faire un tel inventaire. Hypothèse inutile, on s’en passe. Le drame du péché, c’est cela.