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Abbaye de Tamié
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Billet du jour, vendredi 7 septembre

1 Co 4, 1-5

Que l’on nous regarde donc comme des auxiliaires du Christ et des intendants des mystères de Dieu. Or, tout ce que l’on demande aux intendants, c’est d’être trouvés dignes de confiance.

Pour ma part, je me soucie fort peu d’être soumis à votre jugement, ou à celui d’une autorité humaine ; d’ailleurs, je ne me juge même pas moi-même. Ma conscience ne me reproche rien, mais ce n’est pas pour cela que je suis juste : celui qui me soumet au jugement, c’est le Seigneur.

Ainsi, ne portez pas de jugement prématuré, mais attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il rendra manifestes les intentions des cœurs. Alors, la louange qui revient à chacun lui sera donnée par Dieu.

 

 

 

À la division des chrétiens de Corinthe, Paul n’oppose pas une uniformité de points de vue mais l’attente de la venue du maître, comme un serviteur. Cette figure de service n’est pas contradictoire avec la liberté de ceux à qui tout appartient, dont il parlait hier. On l’avait bien vu, c’était une liberté de lien au Christ. Cette évocation du service laisse deviner des perspectives que Paul développera plus loin quant à ce qui accomplit les relations. Mais avant tout, cela s’ancre dans la certitude de la venue du Seigneur.