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Abbaye de Tamié

Billet du jour, mardi 27 novembre

Ap 14, 14-19

Alors j’ai vu : et voici une nuée blanche, et sur cette nuée, quelqu’un siégeait, qui semblait un Fils d’homme. Il avait sur la tête une couronne d’or et, à la main, une faucille aiguisée.

Un autre ange sortit du Sanctuaire. Il cria d’une voix forte à celui qui siégeait sur la nuée : « Lance ta faucille et moissonne : elle est venue, l’heure de la moisson, car la moisson de la terre se dessèche. » Alors, celui qui siégeait sur la nuée jeta la faucille sur la terre, et la terre fut moissonnée.

Puis un autre ange sortit du Sanctuaire qui est dans le ciel ; il avait, lui aussi, une faucille aiguisée.

Un autre ange encore sortit, venant de l’autel ; il avait pouvoir sur le feu.

Il interpella d’une voix forte celui qui avait la faucille aiguisée : « Lance ta faucille aiguisée, et vendange les grappes de la vigne sur la terre, car les raisins sont mûrs. » L’ange, alors, jeta la faucille sur la terre, il vendangea la vigne de la terre et jeta la vendange dans la cuve immense de la fureur de Dieu.

 

 

 

 

Les images sont impressionnantes, plus encore que d’une liturgie, on a l’impression d’un ballet bien réglé. Réglé par qui ? L’ordonnateur ne se montre pas et n’explique pas ce qu’il veut faire.

Un instant avant, les hommes se croyaient pourtant les dominateurs de ce monde.

Ils ne l’étaient pas. Ici, il faut se laisser saisir par la force de ces images en reconnaissant sa petitesse. Mais même au cœur de la colère de Dieu, il n'est pas question ici de destruction mais de moisson et de vendange: on reconnaît une fécondité et on rassemble des fruits.