Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Abbaye de Tamié

Billet du jour, vendredi 7 décembre

Is 29, 17-24

Ne le savez-vous pas ? Encore un peu, très peu de temps, et le Liban se changera en verger, et le verger sera pareil à une forêt.

Les sourds, en ce jour-là, entendront les paroles du livre. Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres, leurs yeux verront. Les humbles se réjouiront de plus en plus dans le Seigneur, les malheureux exulteront en Dieu, le Saint d’Israël.

Car ce sera la fin des tyrans, l’extermination des moqueurs, et seront supprimés tous ceux qui s’empressent à mal faire, ceux qui font condamner quelqu’un par leur témoignage, qui faussent les débats du tribunal et sans raison font débouter l’innocent.

C’est pourquoi le Seigneur, lui qui a libéré Abraham, parle ainsi à la maison de Jacob : « Désormais Jacob n’aura plus de honte, son visage ne pâlira plus ; car, quand il verra chez lui ses enfants, l’œuvre de mes mains, il sanctifiera mon nom, il sanctifiera le Dieu Saint de Jacob, il tremblera devant le Dieu d’Israël. Les esprits égarés découvriront l’intelligence, et les récalcitrants accepteront qu’on les instruise. »

 

 

 

 

Toutes ces prophéties sont centrées sur l’histoire et la géographie, qui, le plus souvent ne font pas beaucoup rêver parce qu’elles sont marquées par trop d’incertitude.

Mais c’est bel et bien dans cette incertitude concrète de nos existences que s’inscrit la promesse de Dieu.

Et, précisément, la référence à Abraham et Jacob désigne deux hommes qui auront eu à attendre. Et longtemps.

Abraham a quitté ses attaches mais la fécondité ne lui a été donné que tardivement, dans une précarité notable : un seul fils, venu tardivement, et dont rien n’indique qu’il ait été particulièrement remarquable. On le trouverait même plutôt falot.

Jacob, le descendant, combattif dès le sein maternel, rusé, courageux, avisé… mais meurtri dans sa chair et sa descendance, il n’aura vu ses enfants réunis en un clan uni que dans les derniers jours.

Les promesses de Dieu s’inscrivent bel et bien dans la précarité du réel, elles permettent de le dépasser mais sans magie.