Billet du jour, Jeudi 12 février — Abbaye de Tamié

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Abbaye de Tamié

Billet du jour, Jeudi 12 février

Mc 7, 24-30

Jésus se rendit dans le territoire de Tyr. Il était entré dans une maison, et il ne voulait pas qu’on le sache. Mais il ne put rester inaperçu : une femme entendit aussitôt parler de lui ; elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ; elle vint se jeter à ses pieds. Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille. Il lui disait : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Mais elle lui répliqua : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » Alors il lui dit : « À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. » Elle rentra à la maison, et elle trouva l’enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d’elle.

 

 

Comment proclamer une miséricorde offerte à tous sans restriction tout en maintenant la fidélité de Dieu à une alliance particulière offerte à Abraham et sa descendance ?

C’est une véritable quadrature du cercle.

Mais l’enjeu est essentiel : l’universalité de Jésus n’est pas une espèce d’uniformité dans laquelle disparaissent l’histoire particulière de chacun et les alliances dans lesquelles il est engagé. Ce serait nous dissoudre dans une sorte d’humanité générique où nous ne compterions que comme des numéros.

Mais Jésus compte sur le désir de cette femme pour susciter une demande d’invitation.

Mais il ne la fait pas entrer dans la maison comme la mère des petits chiens. Il lui parle comme à une femme qui, elle aussi, a une parole.

Et la vie peut revenir sans restrictions dans toute sa maison.