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Abbaye de Tamié

Le Val-Sainte-Marie - 1834-1849

La communauté de 1834 à 1849

blason - vsm

Le Val-Sainte-Marie

1834-1849



Les moines demeuraient à Géronde (Valais - Suisse) entre 1831 et 1834
Avant de s'installer à la Grâce-Dieu en 1849, jusqu'en 1909.

Dessin de 1840 environ
"L'aile de droite est destinée aux frères donnés et aux frères familiers, elle se compose de douze cellules. La partie du centre où se trouve la porte d’entrée du monastère, est destinée au portier et au cuisinier des hôtes dans la partie du rez-de-chaussée. Les étages supérieurs ont des cellules pour les voyageurs. L’aile de gauche a une salle de réception pour les grandes cérémonies, une autre pour celle des hôtes ordinaires, un réfectoire à leur usage, une chapelle où les prêtres du dehors pourront célébrer la sainte messe. Enfin, il y a dans cette aile des chambres convenables pour les hôtes distingués qui viennent visiter le monastère." (Histoire du Val-Sainte-Marie)
Le bâtiment de droite est l'exploitation agricole d'origine
avec des extensions : les deux tours et la partie droite.
Le bâtiment de face au fond est l'hôtellerie.
À gauche, les murs de l'église, ils s'élevaient alors à 2-3 m, recouverts de paille pour les protéger de la pluie et de la neige, mais qui ne furent jamais terminés faute de finances. Actuellement il ne reste qu'une trace au sol en temps de sécheresse.

vsm - hôtellerie

Une ancienne carte postale présente la façade de l'hôtellerie,
actuellement cachée par la végétation


plan vsm


Plan de masse de 1843 - Archives de La Trappe




Sur la photo aérienne les bâtiments sont indiqués en rose.
À droite et un peu au-dessus de l'exploitation agricole une grande tache rectangulaire dans la verdure conserve la trace des soubassements de l'église.
Les lignes bleues signalent les ruisseaux.
Document extrait de geoportail.fr

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Fichiers disponibles

Le registre des prises d'habit du Val-Sainte-Marie présente une centaine de noms entre 1834 et 1849.

Lors des tournées de quêtes pour financer les travaux de construction, certains Frères eurent la possibilité d'acquérir des manuscrits liturgiques ou d'autres documents intéressant l'Ordre de Cîteaux.

Père Jérôme Verniolle supérieur de la communauté écrivit de nombreuses lettres à l'archevêque de Besançon ou à l'abbé Breuillot.

Père Louis de Gonzague Bazot secrétaire de l'abbé de Sept-Fons, rédigea vers 1892 un historique sur le Val-Sainte-Marie. Il détenait des informations de dom Stanislas Lapierre celui-là même qui fut envoyé de l'abbaye du Gard à Bellevaux en juillet 1830,  fit émigrer sa communauté en Suisse, la quitta en octobre 1833 et en devint le père immédiat en devenant abbé du Gard puis de Sept-Fons de 1835 à 1865.

Les Actes des Chapitres généraux de la Congrégation de la Trappe de 1835 à 1843 eurent à s'occuper du Val-SainteMarie.

La congrégation de la Trappe dont faisait partie le Val-Sainte-Marie connut une grosse crise interne à partir de 1843. Elle fut résolue par le pape qui répartit les différents monastères trappistes de France en deux congrégations par le décret de séparation de 1847.

Père Jérôme composa une histoire de la communauté qu'il distribuait aux bienfaiteurs. Il y eut 4 éditions entre 1841 et 1843.
Histoire du Val-Sainte-Marie (OCR - format pdf)
Chapitres 2-3
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8

Le chapitre 1 présente la réforme de Rancé à l'abbaye de la Trappe et le chapitre 4 la réforme de dom Eustache de Beaufort à Sept-Fons, les deux abbés  ayant travaillé dans le même sens à partir de 1663. La relation de ces événements sont suffisamment étudiés par ailleurs et mieux. Aussi ces parties ne sont pas mises en ligne.

Après le départ des moines en 1849, le bâtiment agricole repris sa fonction première et un fermier mis en valeur les terres. Lors de l'achat de Tamié en 1861, il fut question de vendre le Val-Sainte-Marie pour payer la nouvelle propriété dans les Alpes. Il semble que la propriété ait été vendue seulement vers 1870.
Le bâtiment construit pour un servir d'hôtellerie, dans un endroit éloigné de toute habitation a dû présenter quelques difficultés pour trouver une nouvelle destination. Son histoire est mal connue. En 1920 la maîtrise de la cathédrale de Reims l'utilisa comme colonie de vacances jusqu'en 1939. Pendant la guerre la maison se vit d'abord transformée en Centre d'accueil de la Croix-Rouge pour les réfugiés, puis en petit séminaire pour les enfants de la Maîtrise de Besançon.
En 1949 la paroisse Notre-Dame des Anges à Belfort acquit le bâtiment et un peu de terrain avoisinant pour en faire une véritable colonie de vacances, au prix de bien des transformations.


L'aménagement intérieur en 1959

Depuis le début des années 1980 une association allemande a voulu fournir  un hébergement bon marché pour des groupes d'adultes, d'enfants, de jeunes.

Le site du Val-Sainte-Marie donne un bref historique de la maison et sa destination actuelle.

Le livre de 1847 se trouve numérisé par Google :
Histoire des Trappistes du Val-Sainte-Marie.