Billet du jour, vendredi 15 mai
Jn 16, 20-23a
À l’heure où Jésus passait de ce monde à son père, il disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie. La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde. Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera.
En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions. Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. »
Jésus nous tourne vers l’avenir d’une venue au monde, lorsqu’une longue attente débouche sur la merveille de cette nouveauté qu’est la venue d’un enfant.
Pour lui, ce sera le commencement du monde et ses parents reçoivent en lui la preuve de leur fécondité. Est-ce que cela sera enfin le terme de toute souffrance ? Bien sûr que non et tout le monde le sait, sauf l’enfant. La mission des parents sera de lui apprendre à traverser les épreuves pour trouver, au-delà, un avenir inédit.
En nous, l’enfant n’est jamais mort et nous aussi, lorsqu’il se manifeste avec trop d’impatience et de peur, nous avons à lui expliquer qu’il y a un au-delà de son horizon.
Jésus lui-même affronte la peur, elle ne le paralyse pas, même si la perspective qui s’ouvre devant lui est affreuse et en ferait reculer plus d’un. Sans le voir, Jésus sait que le Père l’accompagne dans ce passage.
