Billet du jour, jeudi 23 avril
Jn 6, 44-51
Dans la synagogue de Capharnaüm, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.
Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »
En quelques phrases, Jésus offre l’enseignement qu’il développera dans le discours après son dernier repas avec les disciples. Le caractère un peu composite du propos peut surprendre mais cela signifie que sa parole n’est pas un raisonnement déductif selon la logique qui nous est familière et qui contraint la pensée à s’incliner. C’est une invitation : il est incompréhensible sans un lien avec lui. Cela pourrait inquiéter, faire craindre une emprise sectaire. Mais toute la conduite de Jésus s'oppose à cela : il ne retient personne, il laisse libre mais il propose une alliance. Il invite à participer à sa vie. Il nous attend avec un grand désir.
