Billet du jour, samedi 2 mai
Jn 14, 7-14
À l’heure où Jésus passait de ce monde à son père, il disait à ses disciples : « Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi !
Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. »
Jésus se remet à son Père au moment-même où il révèle à ses disciples – aussi incapables que nous de le comprendre – le mystère de leurs relations mutuelles.
Et ce faisant, à l’heure où il se prépare à mourir, il ne se préoccupe aucunement de lui-même, il se préoccupe d’eux qui, après son départ, auront à témoigner de lui. Il prend les hommes dans sa propre mission, c’est lui qui reste à l’œuvre mais à travers ce que leur liberté voudra bien lui laisser. Le Père, lui, prend soin de ce fils qui se remet entièrement à lui.
