Billet du jour, lundi 18 mai
Jn 16, 29-33
À l’heure où Jésus passait de ce monde à son père, il parlait à ses disciples.
Ses disciples lui disent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images. Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. »
Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez ! Voici que l’heure vient – déjà elle est venue – où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi. Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. »
Jésus a parlé en images. Et, de fait, les discours que Jean nous rapporte dans son évangile sont souvent exigeants, on n’y entre pas de plain-pied. Est-ce pour sélectionner les auditeurs ? Pas sur les capacités d’abstraction, en tout cas, car bien des simples les comprennent plus vite que certains savants.
Mais c’est plutôt parce que certaines expressions trop directes, immédiatement compréhensibles brouillent la vérité plutôt qu’elles ne la servent.
Car la vérité, en nous, chemine à travers l’émotion, l’imagination, l’épaisseur de nos faiblesses et de notre désir avant de s’épanouir en raisons qui jamais ne se referment sur elles-mêmes.
Jésus n’est pas une machine à expliquer. Il est une présence qui nous éveille.
